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Originaire de France, Édouard Wieczorkiewicz y commença sa carrière de lutteur au début des années 50. Puis après la visite de 3 cousins du Québec, en l’occurrence Yvon Robert, Larry Moquin et Frank Valois,il arriva à Montréal en 1956 sous le nom d’Édouard Carpentier. Mais son arrivée ne fut pas de tout repos. Pour certains, comme le promoteur Eddie Quinn, il était trop petit. Pour d’autres, ses acrobaties dans le ring, grandement influencées par son temps passé comme gymnaste, ne cadraient pas dans leur définition d’un lutteur. Mais pour les amateurs de lutte, Édouard Carpentier est arrivée comme une bouffée d’air frais et son stylede lutte faisait courir les foules. Durant les années 50 et 60, on s’arrachait les services de M. Carpentier. De Montréal à Los Angeles, tout le monde voulait sa part du « Flying Frenchman » ! Il a lutté contre les plu grands de son époque. Que ce soit contre Lou Thesz, Killer Kowalski, Buddy Rogers ou Maurice Vachon, Édouard remplissait les arénas et a établit plusieurs records d’assistance, dont à Montréal, sa ville d’adoption.

Arrivèrent les années 70 et l’aventure de Lutte Grand-Prix, la promotion de lutte pour laquelle M. Carpentier était actionnaire en compagnie entre autres d’Yvon Robert Jr et des frères Maurice et Paul Vachon. C’est d’ailleurs pour Grand-Prix qu’Édouard troqua pour la première fois ses bottes de lutte pour un micro. Les années 70 sont aussi synonymes de l’arrivée d’un autre Français, pour qui Édouard eut beaucoup d’influence, nul autre que le Géant Ferré.

C’est au début des années 1980, pour les promotions Varoussac, que M. Carpentier prit une retraite définitive du ring, mais non pas de l’action, alors qu’il devint la voix de la lutte au Québec. Qui ne se souvient pas de la célèbre phrase « À la semaine prochaine, si Dieu le veut ! » ? Il aura un rôle de commentateur et d’intervieweur également pour la WWF, alors qu’il sera au poste pour décrire l’un des plus gros événements de lutte de tous les temps, Wrestlemania III.

Il ne faudrait pas non plus oublier les qualités d’entraîneurs d’Édouard, qui forma plusieurs lutteurs au Québec, autant dans les années 70, 80 et 90. Édouard Carpentier ne devait venir à Montréal que pour quelques mois. Dans les faits, ces quelques mois sont devenus 54 années, M. Carpentier n’ayant jamais quitté Montréal depuis. Si les plus vieux parmi nous se rappellent du lutteur, que les plus jeunes se souviennent du commentateur, il est à l’unanimité l’un des athlètes les plus populaires de l’histoire du Québec.